Reconversion professionnelle – comment faire ?

Les Français recherchent plus que jamais du changement dans leur vie professionnelle. 25% des actifs déclarent avoir entrepris une reconversion professionnelle entre 2016 et 2021 selon un rapport de France Compétences.

Dans cet article, je vais vous proposer quelques pistes de réflexion.

Passer par le conseil en évolution professionnel (CEP)

La première étape pour démarrer un processus de reconversion professionnel consiste à se rapprocher d’un Conseiller en Evolution Professionnel.

Ce dispositif totalement gratuit permet d’obtenir une première couche d’information afin d’y voir plus clair sur les possibilités de financement de formation (Transition Pro notamment), sur les différentes options s’offrant à vous (Bilan de compétences, VAE, Formation) et sur les prestataires pouvant assurer ces prestations.

Pour faire simple, Le CEP permet de dessiner un début de stratégie pour votre reconversion professionnelle.

Le Conseil en évolution professionnel accompagne surtout sur deux solutions proposées par Transition Pro :

  • Le Projet de Transition Professionnel (PTP) dont nous allons vous parler plus loin
  • Le dispositif démissionnaire qui permet de quitter son entreprise lorsque celle-ci refuse la rupture conventionnelle (il y a malgré tout certaines règles à respecter).


ATTENTION, le CEP n’est pas une prestation à proprement parler. C’est davantage un SAS d’orientation qui va vous diriger vers un ou plusieurs organismes qui répondront à vos attentes et qui vous permettront d’avancer dans votre changement de vie.

LE CEP est très différent du bilan de compétences. Le bilan de compétences propose un travail bien plus fouillé que ne le propose le CEP. Si vous ne savez vraiment pas vers quel nouveau métier vous orienter, il est préférable de se tourner vers un organisme de bilan de compétences.

Toutefois, ce changement de carrière n’est pas simple à mettre en œuvre pour les personnes n’ayant aucune idée de mobilité professionnelle et ne maitrisant pas les circuits de financement de formation.

Faire un bilan de compétences pour structurer sa reconversion professionnelle.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, le bilan de compétences fourni un cadre privilégié pour mettre en forme un nouveau projet professionnel.

Sa durée est de 24 heures maximum et il est composé de plusieurs rendez-vous dispatchés sur environ 3 mois.  Le découpage de l’accompagnement et le nombre de rendez-vous dépend du centre de bilan de compétences : chacun possède ses petites techniques. Certains organismes font le choix de proposer des rendez-vous en groupe, d’autres exclusivement un suivi individuel.

En revanche, tous les centres de bilan de compétences proposent des rendez-vous d’information gratuits afin de faire connaissance avec les candidats et leur présenter leur méthode de travail. Il est fortement recommandé de faire plusieurs entretiens de ce type avec différentes structures avant de choisir celle avec qui vous allez vous engager.

Le bilan de compétences est finançable avec votre CPF. Vous n’avez donc pas à sortir d’argent de votre poche pour travailler votre nouvelle orientation professionnelle.

Notez bien que vous utiliserez un dispositif de financement différent (le PTP) pour accéder à une formation de reconversion qui est généralement beaucoup plus couteuse.

Comment est structuré un bilan de compétences ?

Le candidat débute généralement son accompagnement par un rendez-vous d’analyse de la demande. Pendant cet entretien, le conseiller va lui poser de très nombreuses questions sur son parcours de formation, son expérience professionnelle, son contexte familial et personnel. A l’issue de ce premier temps, les objectifs de la prestation sont fixés.

Par la suite, les centres de bilan de compétences font généralement passer des tests. Il s’agit généralement de tests de personnalité, de tests d’orientation, de tests d’intérêts et valeurs. Toutefois, là encore, chaque centre possède sa « propre recette ». Sur la base des tests et des discussions qui en découlent, des pistes d’évolutions professionnelles sont mises en lumière.

Toute la fin de l’accompagnement consiste à effectuer un travail en entonnoir qui va permettre d’éliminer certaines pistes et d’en garder d’autres. Ce travail d’élimination se fait sur la base de recherches documentaires et d’enquêtes professionnelles. Ce travail de veille active permet de vérifier dans « le réel » que votre projet de reconversion tient la route et qu’il vous correspond réellement.

Après quelques rendez-vous couplés à un sérieux travail sur les compétences transférables, la personne engagée dans un bilan de compétences doit y voir plus clair sur son projet de mobilité professionnelle.  Dans l’idéal, il doit avoir un projet prioritaire (celui qu’elle préfère) et un projet secondaire (celui qu’elle mettra en œuvre si elle ne peut pas faire son projet prioritaire).

Financer sa formation de reconversion professionnelle

Une fois le projet de reconversion mis en lumière, l’étape suivante consiste à aller chercher un financement pour sa formation.

Les financements sont différents selon votre statut (salarié – demandeur d’emploi) :

  • Salarié : Il faut vous tourner vers Transition Pro. Cet organisme finance des formations de reconversion dans le cadre du Projet de Transition Professionnel. Pour obtenir un financement, vous devrez monter un dossier afin de démontrer le sérieux de votre projet. Il vous sera notamment demandé si vous avez effectué des enquêtes métiers ou un bilan de compétences afin de vérifier si votre projet est murement réfléchi. Tous les dossiers de financement ne sont pas acceptés et il y a un passage en commission. Plusieurs points seront pris en considération pour la sélection : votre salaire, le coût de la formation, le marché de l’emploi sur le métier que vous visez, votre niveau de diplôme actuel, la durée de la formation.

Si votre dossier est accepté, vous continuez à percevoir votre salaire pendant la durée de la formation et les couts pédagogiques sont pris en charge.

  • Demandeur d’emploi : Pour les demandeurs d’emploi, le champ de possible est restreint. A ce jour, ce sont les formations sur les métiers en tensions qui sont financées et pour les personnes ne possédant pas de diplômes supérieurs au BAC (Mis à part dans le cas des CSP où les conditions sont beaucoup plus souples).

Référencement Naturel

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