Agriculteur actif à 100 ans !

La retraite est un mot peu connu dans le secteur de l’agriculture. Jérémie Lévesque, un agriculteur actif, en est la preuve vivante. Si l’âge légal pour prendre sa retraite est fixé à 62 ans en France, l’agriculteur actif de Normandin, lui, soufflera sa centième bougie en octobre et est toujours sur terrain.

Ce cas est beaucoup plus présent dans une exploitation agricole familiale. L’agriculteur actif est une catégorie récemment apparue dans le secteur agricole. Régis par la Politique agricole commune (PAC) et gérés par le ministre de l’Agriculture, les agriculteurs recensés dans cette liste ont tout à fait leur place dans l’exploitation agricole.

Que fait un agriculteur actif ?

Les agriculteurs actifs peuvent parfaitement être responsables de plusieurs tâches à la ferme. Jérémie Lévesque, pour aider son fils, accomplit chaque jour différents labeurs. Présent sur les terres presque tous les jours de la semaine, cet agriculteur participe à des travaux d’entretien, à la conduite de la machinerie et à l’ensilage. Jérémie s’occupe aujourd’hui d’une cinquante de vaches en lactation et d’une culture de luzerne, de maïs et de l’orge.

De temps à autre, pour assurer le bon fonctionnement de sa ferme laitière, Jérémie effectue quelques courses dans son village. Toujours en possession de son permis de conduire, il effectue cette tâche sans aucune difficulté. Son assiduité sur le site qui s’étend sur plus de 121 hectares est d’une grande utilité pour son fils Gabriel. Même en étant à la tête de la ferme laitière, Gabriel profite du savoir-faire et des expériences de son paternel pour mieux porter le flambeau.

Les conditions pour devenir un agriculteur actif ?

Située en Normandin, la ferme laitière de Gabriel est un héritage familial. Plusieurs générations s’y sont succédées depuis 1916 pour prendre soin du terrain et cultiver la terre. Repris par Jérémie vers l’année 1965, il y travaille depuis plus d’une cinquantaine d’années. Pour devenir un agriculteur actif comme Jérémie, le gouvernement français a fixé des conditions cumulatives.

La première est d’être en âge inférieur ou égal à l’âge légal de départ à la retraite à taux plein, qui est fixé à 67 ans actuellement. Comme cette catégorie est beaucoup plus présent sur terrain, elle est exposée à plusieurs risques. Ainsi, pour faire partie intégrante, un agriculteur actif doit impérativement souscrire à une assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

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Pourquoi devenir un agriculteur actif ?

L’exploitation agricole de Jérémie est considérée comme étant une entreprise de taille moyenne. La famille a assuré l’activité à la ferme depuis plus d’une centaine d’années. Pour maintenir la ferme active, la famille a investi dans plusieurs projets : acquisition de terre cultivable pour assurer l’autosuffisance alimentaire du troupeau, entretien et réparation des tracteurs et équipements, éducation de la relève suivant les réalités du mode de vie réel des agriculteurs, etc.

Devenir et rester agriculteur présentent plusieurs avantages. En tant que créateur et gestionnaire d’entreprise, Jérémie et ses descendants bénéficient d’une grande autonomie dans la gestion de leur exploitation. En plus, la polyvalence et la diversité du métier lui permettent de découvrir à chaque fois les nouvelles facettes de cette profession. La passion, la proximité de la nature et le travail avec le vivant sont également les principales raisons qui font que des agriculteurs ne s’en lassent pas, même à 100 ans.

Ce qu’il faut savoir en devenant agriculteur actif

Pour compenser leurs efforts, le gouvernement français déploie en parallèle des aides et des subventions pour maintenir leur activité et leur assurer des revenus des agriculteurs actifs. Pour pouvoir être éligible à cette politique, comme tout autre agriculteur actif, Jérémie n’a pas le droit pas faire valoir ses droits à la retraite. En effet, le statut agriculteur actif légal est le seul statut validé pour bénéficier des aides de la PAC. Avec la nouvelle reforme 2023, les agriculteurs peuvent bénéficier des droits à paiement de base (DPB). En plus, ils peuvent également profiter du paiement « vert », ou « verdissement ». Suivant la catégorisation de la PAC, ces deux subventions font partie des premiers piliers de la PAC et constituent des aides directes qui peuvent renflouer le principal revenu des agriculteurs.

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