Les travaux publics à la baisse ?

La pandémie de 2020 a eu de nombreuses conséquences sur le marché professionnel. Dans ce domaine, ce sont les travaux publics qui ont été surtout marqués par la crise avec une chute importante de l’activité. L’année 2020 s’est d’ailleurs achevée sur une baisse de -12,5%, et ce malgré un léger rebond à la moitié de l’année. Retour sur la baisse de l’activité des travaux publics.

Une baisse du volume des appels d’offres

Sur le marché des activités professionnelles, l’année 2020 a été profondément marquée par une crise sans précédent. Il faut savoir qu’avec la pandémie et le premier confinement, la plupart des chantiers se sont arrêtés.

D’ailleurs, on peut observer une baisse de -13,2% des marchés conclus durant l’année et -10,4% lors des 3 derniers mois. Une chute de 15% en valeur et 31% en volume a été enregistrée sur les appels d’offres publics.

Cependant, malgré une chute considérable (-27% de chiffre d’affaires) et inattendue au deuxième trimestre, il y a eu une légère progression durant la deuxième moitié de l’année. Le secteur a ainsi enregistré une chute de l’activité équivalant à 10,5% au troisième trimestre sur un an et 6,4% sur les trois derniers mois.

Métiers permanents épargnés

Dans le domaine de l’emploi, les entreprises de travaux publics ont réussi à épargner les emplois permanents, et même à engager un minimum de salariés. Ceci ayant pour but de faire progresser l’activité d’au moins 2% sur un an.

Cependant, les volumes d’heures au travail ont considérablement baissé, soit près de 14%. Le principal facteur de cette baisse a été les emplois intérimaires. En effet, les heures de travail effectuées par les salariés en intérim ont chuté de près de 33%.

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Chute d’activité entre 2019 et 2021

En février 2022, la FNTP a publié le bilan de l’année 2021 et les prévisions pour l’année 2022. L’année 2021 a ainsi enregistré -3.8% par rapport à 2019, d’où la crainte de la chute des investissements publics, les pénuries et l’inflation.

Il faut savoir qu’après l’arrêt des activités observé en 2020, l’activité des travaux publics connaît une situation de rattrapage en début de 2021. Cependant, il y a eu un ralentissement au deuxième semestre. De manière générale, l’année 2021 affiche une hausse de 10% par rapport à l’année précédente. Ainsi, entre 2019 et 2021, l’activité a baissé de 3.8 points.

Reprise d’activité freinée par la hausse des coûts de production

Dans le secteur des travaux publics, la hausse des coûts de production, provoquée par le conflit ukrainien, a grandement influencé le volume d’activité tout comme les prises de commande.

Si le secteur des travaux publics a retrouvé un peu d’allant en 2021, la situation n’aura pas duré. En effet, si le secteur a anticipé une croissance modérée de 1.5% en volume pour l’année 2022, ce n’est malheureusement pas le cas, à cause du conflit ukrainien.

D’après le dernier bulletin de conjoncture de la FNTP, après un premier trimestre déjà en régression, la tendance pour le mois d’avril n’est pas meilleure. Les travaux réalisés affichent ainsi un recul considérable de -18.3% en volume par rapport à l’année 2021 à la même période. Il faut savoir qu’en avril 2021, les résultats ont été particulièrement bons, profitant du phénomène de rattrapage favorable post-pandémie.

Avec les résultats sur le premier quadrimestre, le recul, qui s’approfondit au fil des mois, équivaut à 7.7% sur un an.

Ainsi, si l’on regarde les résultats de l’activité en valeur, elle semble stable. Toutefois, ces résultats sont bien évidemment à relativiser puisque cela est surtout le signe d’une importante évolution des prix de production. Ces derniers augmentent de mois en mois. L’inflation est effectivement de 2.8% sur un mois et correspond à 10% sur une année.

Des commandes en chute en 2022

Si les marchés conclus ont bien augmenté lors du mois de mars, ceux-ci se sont complètement inversés en avril 2022. D’ailleurs, ils ont même chuté à leur plus bas niveau depuis la crise sanitaire de 2020 : -11.7% comparé au mois précédent, et -18% en volume sur une année.

En début d’année, le recul affichait 7.4%. Or, les collectivités s’engagent dans une période du cycle électoral positif où l’on observe le lancement des projets.

Le redémarrage des activités se fait alors toujours attendre. D’ailleurs selon la FNTP, la quantité d’appels d’offre est encore nettement en dessous de celle enregistrée avant la crise du covid-19.

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