Un député conservateur britannique poignardé à mort.

MONDE post authorPresse France 16 octobre 2021

Un député conservateur britannique poignardé à mort.

Un député conservateur britannique poignardé à mort.

Âgé de 69 ans, David Mess est mort ce vendredi 15 octobre, a annoncé la police britannique. Ce député conservateur a été poignardé à plusieurs reprises lors d’une permanence parlementaire qu’il tenait dans une église de sa circonscription à Leigh-on-Sea, à l’est de Londres.

Selon les premiers éléments, les faits se sont déroulés à la mi-journée : le député David Amess a été poignardé de plusieurs coups de couteau, alors qu’il tenait sa permanence parlementaire. L’élu de 69 ans recevait ses administrés dans une église méthodiste de Leigh-on-Sea, dans l’Essex, à l’est de Londres. 

C’était « absolument épouvantable », raconte son conseiller qui était présent au moment du drame. Un homme est alors entré en courant dans l’église, s’est jeté sur le député et l’a poignardé à plusieurs reprises, rapporte la correspondante de la RFI à Londres, Marie Boëda.

« Il a été soigné par les services d’urgence mais, malheureusement, il est mort sur place », a déclaré la police à propos du député. « Un homme de 25 ans a été rapidement arrêté après l’arrivée des forces de l’ordre sur place, soupçonné de meurtre. Et un couteau a été retrouvé. »

L’enquête « est dirigée par des officiers de la direction antiterroriste » et « il reviendra aux enquêteurs d’établir s’il s’agit ou non d’un acte terroriste », a déclaré vendredi soir le chef de la police locale, Ben-Julian Harrington, au cours d’un point de presse.

La police a précisé qu’elle ne recherchait « personne d’autre » après l’arrestation.

David Amess était membre du parti conservateur de Boris Johnson et ardent brexiter.

Un témoin, prénommé Anthony, a décrit à la radio LBC un important déploiement policier sur place. « J’ai vu quelqu’un être extrait du bâtiment, mis à l’arrière d’une voiture de police », a-t-il raconté.

Faut-il remettre en question la sécurité des élus ?

Dans un ouvrage paru en novembre 2020 dans lequel il évoquait le meurtre de Jo Cox, qu’il jugeait inconcevable au Royaume-Uni, David Amess avait estimé que les inquiétudes sur la sécurité des élus venaient « gâcher la tradition britannique » qui veut « que les gens puissent rencontrer leurs élus ».

« Des questions se posent à juste titre sur la sécurité des élus de notre pays », a souligné la ministre de l’Intérieur Priti Patel, indiquant qu’elle y répondrait « le moment venu ». Elle a malgré tout demandé à toutes les forces de police de revoir immédiatement les dispositions pour protéger les représentants du peuple dans leurs multiples tâches démocratiques.

par: MURHABAZI KAJABIKA JEAN

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